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Juillet 2009 - EET rencontre Aurea

 
EET : Du point de vue strategique, vous vous developpez essentiellement par acquisition. Pourquoi ?
 
Pas de croissance organique dans les huiles par exemple. Croissance organique possible dans le secteur du PVC. Sinon, nous procédons par croissance externe. Nous ne sommes pas et ne voulons pas avoir une structure degroupe industriel. Nous sommes une réunion de PME implantées au niveau local. Nous ne transportons pas les déchets trop loin pour les traiter et recycler. Il n’y a pas de synergies réelles entre les différentes filiales. Notre croissance se fera à la fois par acquisitions dans les business lines déjà en place et par l’ajout de nouvelles business lines. Nous regardons en cas d’acquisition le portefeuille client, la capacité des clients à payer et surtout l’implication du dirigeant. Les synergies entre les différentes filiales ne sont possibles que lorsqu’on atteint la taille critique pour pouvoir se positionner en acteur incontournable et peser sur les prix.
  
EET : Comment êtes-vous impactés par la crise en général ?
 
La crise a un impact sur le volume mais surtout sur les prix. Notre coût d’achat des matières premières a beaucoup diminué, tout comme les prix auxquels nous revendons les matières recyclées. Pour l’instant, nous n’avons pas de contrats d’approvisionnement à terme, mais la crise incite nos fournisseurs à vouloir avoir des contrats à terme qu’ils nous refusaient auparavant.
 
EET : Quelle est votre analyse du marché des déchets en France ?
 
Nous somme touchés car ce marché est lié à l’activité industrielle. Nous observons une stabilisation au printemps 2009. A plus long terme, le marché va se retrouver dépourvu de concurrents car beaucoup vont être emportés par la crise. La croissance va reprendre en 2009 sous l’impulsion des grands travaux, ce qui ensuite impulsera le redémarrage de nos activités liées au « post consumers ».
 
 
 
EET : RESULTATS - Pour 2008, votre CA est en hausse de 38,6% pour un résultat net consolidé en hausse de 11,3%. A quoi peut-on attribuer la baisse des marges ?
 
Elle est due au ralentissement industriel sur H2 2008, mais aussi à l’ajout de nouvelles activités aux marges plus faibles que les activités historiques pour le moment.
 
EET : A quel point êtes-vous dépendant du prix des matières premières (pétrole pour Eco Huile notamment) ? Quel est l’impact sur votre CA ? Sur vos marges ?
 
Nous maintenons nos marges grâce à des prix d’achats très bas. Les coûts fixes ne sont plusun problème, il s’agit plus d’un problème d’effet volume.
 
EET : Comment appréhendez vous/expliquez vous la chute des cours en 2008 (de 17€ à 5€) ?
 
La chute du cours en bourse en 2008 est due à différents facteurs : manque d’intérêt global pour les small caps, panique boursière fin 2008. La vraie valorisation aujourd’hui de l’entreprise serait plutôt une voie moyenne hors spéculation. Le cours a chuté car beaucoup de fonds qui nous suivaient ont du vendre des titres pour faire face à leurs problèmes de liquidités, et de leurs obligations déontologiques.
 
EET : CA France €56,57M pour €10,8M de résultat opérationnel, CA Europe €15,24M pour €0,34M de résultat opérationnel. Pourquoi de telles différences ? Prévisions pour 2009-2010 ?
 
Ces différences sont dues au fait que les produits sont différents. Les produits PVC en Allemagne n’ont pas la même rentabilité qu’Eco Huile en France par exemple.
 
Rulo, filiale Belge, est détenue à 80%, et Recycarbo à 89%, alors que toutes les autres filiales sont détenues à 100%. Avez-vous la volonté à terme de monter à 100% ? Si oui, à quel coût ?
 
Cela dépend des opportunités. Pour Recycarbo par exemple, les fondateurs ont voulu conserver une partie du capital. Globalement, Auréa a pour vocation de prendre 100% du capital. Nous acceptons d’avoir des partenaires à la seule condition que nous soyons majoritaires ou opérateur.

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